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Entre l'ASM et le PSG, la bataille du milieu a tenu toutes ses promesses

Verratti et Rabiot n'ont laissé aucune chance aux Monégasques

Au Parc OL, ce samedi, le Paris Saint-Germain a envoyé un message à l'Hexagone entière en dominant l'AS Monaco du début à la fin. Face à l'une des attaques les plus prolifiques d'Europe, les Franciliens ont monté qu'ils ne lâcheront rien, malgré un retard certain en championnat... 

Dans un stade rhodanien à guichets fermés, Paris était déterminé, hier soir, à remporter son deuxième titre de la saison (après le Trophée des Champions cet été). Face à des Asémistes moins en forme, les hommes d'Unai Emery ont rapidement pris l'ascendant, sur une réalisation de Julian Draxler dès la 4ème minute. Après quelques minutes de flottement, qui ont coutées l'égalisation des Rouge-et-Blanc par Thomas Lemar à la 27ème, le PSG s'est remis sur le droit chemin avant la pause, grâce à Di Maria (44e), avant de prendre un avantage considérable dans le second acte (Cavani, 54e puis 90e). 

Mais, au-delà de la victoire, les Parisiens ont montré une solidité impressionnante au milieu de terrain. En titularisant Rabiot aux côté de Verratti et de Motta, Emery avait décidé de miser sur la justesse technique dans l'entre-jeu. Pari réussi puisque les trois acolytes du milieu de terrain ont affiché un pourcentage de passes réussies diaboliques : 90% pour le Français (53/59), 94% pour Gufetto (75/80) et 95% pour l'italo-brésilien (86/91). En face, les deux milieux centraux n'ont pas à rougir puisque Moutinho a un taux de réussite de 95% (36/38) contre 80% (32/40) pour Bakayoko. 

Pourtant, les Parisiens ont dominé leurs adversaires directs au nombre de ballons touchés en offrant, au final, une possession de balle indécente à leurs coéquipiers. Face à la justesse de Rabiot (72 ballons touchés), Verratti (90) et Motta (99), les Monégasques n'ont eu que trop peu d'occasions de contres et de bons ballons à négocier (13 tirs pour l'ASM et 2 cadrés, 10 tirs et 7 cadrés pour le PSG). Grâce à un pressing très haut instauré par Emery, le PSG a donc empêché les hommes de Jardim de construire leur jeu si séduisant depuis le début de saison. Agressifs (28 tacles réussis contre 17), dominateurs au niveau aérien (9 duels contre 5), les Franciliens voulaient gratter tous les ballons. Une tactique payante puisque Paris a hérité du ballon près de 64% du temps. Une victoire importante pour le moral et qui pourrait, à terme, redistribuer les cartes en Coupe de France et en championnat...