ASSE

Avec Julien Sablé, l'ASSE enfreint les règles !

Julien Sablé ne peut pas entraîner les Verts...

Nommé à la succession d'Oscar Garcia la semaine dernière, Julien Sablé n'a pas le droit d'entraîner l'ASSE, faute de diplôme. Et son adjoint Alain Ravera, titulaire du BEPF, ne peut plus lui servir de prête-nom.

À Saint-Etienne, les coups durs s'enchaînent ! Une semaine après le départ inopiné d'Oscar Garcia, suivi d'une nouvelle défaite à Lille (3-1 vendredi dernier), les dirigeants de l'ASSE vont devoir gérer un nouveau problème de taille : le duo formé par Julien Sablé et Alain Ravera pour succéder à l'entraîneur Catalan ne répond pas aux règles de la Charte du Football Professionnel.

Le premier, à qui Roland Romeyer promet un destin à la Christophe Galtier, était censé prendre les rênes de l'équipe, tandis que le second, titulaire du BEPF (brevet d'entraîneur professionnel de football), devait l'assister tout en garantissant la présence d'un diplôme. En d'autres termes, servir de prête-nom. Sauf que ce stratagème n'a plus lieu d'être, depuis la réécriture de l'article 356 de la Charte du Football et de l'article 13 de la convention collective des entraîneurs.

Une lourde amende à prévoir

"Vous ne pouvez plus maintenant avoir des prêtes-noms", a confirmé Pierre Repellini, ancien joueur de l'ASSE (1970-1980) aujourd'hui trésorier de l'UNECATEF, le syndicat des entraîneurs, sur les ondes de France Bleu Saint-Etienne Loire. "Ce n'est plus possible. Vous ne pouvez plus avoir d'entraîneur sur le banc de touche qui n'a pas le BEPF. Est-ce que le président de l'ASSE a pesé ce truc-là ? Sinon, il les fout dans la m..."

En effet, d'après la station de radio, qui s'est renseignée auprès de la LFP et de la FFF, une amende de 25 000 € par match est prévue pour chaque club ne respectant pas ce principe. En rapportant cette somme au mois et à raison d'un match par semaine, ce sont 100 000 euros mensuels qui pourraient ainsi s'évader des caisses du club forézien, soit le salaire de l'un de ses meilleurs joueurs ! Difficile d'imaginer Romeyer, peu habitué à desserrer les cordons de la bourse, accepter une telle dépense inutile. Peut-être ne l'avait-il pas prévu, tout simplement...