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Des enjeux économiques énormes derrière le choc face au Real

Le PSG joue son avenir économique face au Real...

Des enjeux immenses entourent la double-confrontation entre le Real Madrid et le PSG, qui débute ce mercredi. Arrêtons nous sur l'aspect économique, primordial au vu de la situation du club parisien...

Paris va retrouver Madrid à partir de ce mercredi pour un rendez-vous capital. Sportivement, médiatiquement, mais aussi économiquement. Visé par une enquête de l'UEFA sur sa conformité avec les règles du fair-play financier - un club ne dépense pas plus que ce qu'il ne gagne - , notamment pour ses activités lors du dernier mercato estival, le PSG doit encore dégager des liquidités avant la fin de l'exercice comptable (le 30 juin) et ce double-choc face au Real peut l'aider. Une urgence qui s'ajoute à une nécessité, sur le long terme, d'augmenter sensiblement ses recettes afin de couvrir ses dépenses futures.

À court terme : la billetterie et les dotations UEFA

Passer l'écueil des 8es de finale permettrait au PSG d'accueillir un autre cador européen au Parc des Princes, augmentant ainsi ses revenus billetterie. Ceux-ci sont estimés à environ 3,3 M€ par match et d'après L'Equipe, les dirigeants Parisiens tableraient sur une hausse de près de 300% en cas de nouveau quart de finale à Paris. Grâce à la commercialisation de l'ensemble des places, en loges et dans les kops réservés aux abonnés sur les matchs de Ligue 1, le pactole pourrait grimper jusqu'à 10 M€ dans leur esprit.

Une somme qui correspond peu ou proue à ce que le club récupèrerait en plus de la part de l'UEFA. Pour une qualification en 8es, il est déjà assuré de récolter 64,6 M€, droits TV et primes de performances confondus. Avec une élimination en quarts, on arriverait déjà à 73 millions. Au total, ce sont donc près de 20 M€ qui pourraient tomber dans les caisses parisiennes en cas de qualification face au Real. Ce n'est pas rien...

À long terme : les contrats équipementier et sponsoring

Battre le double tenant du titre de la C1 dans le choc au sommet de ces huitièmes de finale permettrait aussi au petit nouveau du gotha européen de faire grimper sa notoriété dans le monde entier et ainsi disposer de plus d'arguments à poser sur la table des négociations avec ses partenaires économiques. Car si le transfert de Neymar, le plus cher jamais réalisé dans l'histoire du football, doit participer à diffuser la marque PSG aux quatre coins de la planète, le service commercial du club peine encore à en apercevoir les effets.

Les contrats avec Citroën et Huawei se sont par exemple achevés l'été dernier sans que leurs remplaçants soient trouvés. Il se dit qu'un accord a été trouvé en fin d'année dernière avec Nike pour une revalorisation, estimée à 35 M€ (de 25 M€ à 60 M€ annuels). Mais rien n'a encore été officialisé et il se pourrait que l'équipementier américain attende le printemps et ses échéances européennes pour s'engager sur ce nouveau contrat longue durée. Autre dossier de grande ampleur : Fly Emirates. Sponsor maillot depuis 2006, son contrat s'achève en 2019 et le PSG veut le revaloriser pour atteindre 80 M€ (contre 25 M€ actuellement). Des prétentions beaucoup trop élevées aux yeux de la compagnie aérienne.

À l'heure actuelle, la majeure partie des sponsors est qatarie (200 M€ de recettes grâce aux sponsors qataris sur 500 M€ de recettes totales) et l'état-major parisien s'inquièterait de cette dépendance. Tant et si bien que, selon L'Equipe, les responsables commerciaux du club seraient aujourd'hui mis sous une forte pression. Nul doute qu'un succès face au Real soulagerait tout le monde...