OM

"Sur le but de Sakai, j'ai envie de pleurer" : Lopez raconte la folle soirée de Marseille

Le milieu de terrain olympien a savouré

La qualification de l'OM en demi-finale d'Europa League jeudi soir, face à Leipzig, va laisser de grands souvenirs aux supporters et joueurs olympiens. Dans une interview accordée à L'Equipe, Maxime Lopez a détaillé cette folle soirée. 

Avant d'aborder son match retour face à Leipzig jeudi, Marseille n'était pas spécialement dans les meilleures dispositions. Battue 1-0 au match aller, la formation olympienne avait montré certains signes de fatigue sur ses dernières rencontres. Mais l'optimisme était tout de même de mise avant la rencontre, comme l'a expliqué Maxime Lopez dans L'Equipe : "Après, au vu du match aller, on savait qu'il y aurait des occasions pour nous. Il (Rudi Garcia) nous avait répété «Même si on en prend un, vous êtes capables de renverser la situation.» Il ne s'est pas trompé", a déclaré le jeune milieu de terrain. 

Amputé de plusieurs cadres une semaine plus tôt, l'OM a pu compter sur le retour de Florian Thauvin dans la onze titulaire, mais aussi celui plus inattendu d'Adil Rami sur le banc de touche, rapidement entré en jeu. "On a été agréablement surpris de le voir avec nous, personne ne l'attendait sur le banc. C'est un guerrier, et il a encore montré l'exemple. Mais on n'a pas changé nos habitudes, il n'y a pas eu de discours pendant trois heures, on a commencé à se motiver à l'échauffement", a expliqué Lopez. Autre soutien de poids, celui du public phocéen, absolument bouillant durant 90 minutes : "Comme d'habitude, j'ai vu monter la température sur les réseaux sociaux, où cela parlait d'un stade à guichets fermés. Puis, pendant la reconnaissance, j'ai compris ce qui allait se passer, les «Aux Armes» ont résonné pendant l'échauffement. Lors des gros matches, comme Paris ou Lyon, le stade se remplit tôt, l'ambiance prend bien avant le match".

Lopez : "Quand Sakai marque, je suis au bord des larmes"

Puis les hostilités ont démarré. Rudi Garcia, ses joueurs et le Vélodrome ont été refroidis après quelques secondes de jeu seulement. "On s'est tous regardés les uns, les autres, en pensant un instant que ce serait compliqué. Mais, en fait, ce but de Leipzig nous a rendu service, car on a enchaîné direct. Notre match était lancé ! C'était ouvert, dans les deux sens, on pouvait leur faire mal. Et dès qu'on a égalisé, je sais qu'on peut le faire (...) On n'a jamais douté", a assuré le joueur de 20 ans. 

La réponse marseillaise a effectivement été tranchante et après quelques rares moments de flottement en fin de match, Hiroko Sakai a fini par délivrer tout un club d'une frappe dans le but vide. Une réalisation qui a particulièrement marqué Lopez : "Sur ce cinquième but. À ce moment-là, on sait que c'est fini, alors que sur le corner précédent, il y avait matière à trembler. Quand Hiroki marque, je suis au bord des larmes. Je ne suis pas rincé, j'ai encore des jambes, mais j'ai alors envie de pleurer, toute la hargne accumulée est sur le point de jaillir. C'est aussi un super cadeau d'anniversaire pour Hiroki, on a encore fêté ça avec lui dans le vestiaire après la rencontre." A 20 ans, Maxime Lopez a définitivement vécu une soirée dont il rêvait encore il y a quelques mois en arrière...