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Les méthodes musclées du PSG pour conserver ses pépites

Le PSG durcit le ton

Afin d'éviter la fuite de ses jeunes talents, le PSG a décidé de prendre le taureau par les cornes et d'employer des méthodes plus "fortes" pour conserver ses joueurs. 

Coman, Dembélé, Zagadou, Doucouré et maintenant Gomes... Paris a perdu, ces dernières années, les plus belles promesses de son centre de formation. Si tout n'est pas à jeter, comme en témoigne les réussites en équipe première d'Adrien Rabiot et de Presnel Kimpembe, le PSG a tout de même de grands progrès à faire afin de faire de la place pour ses jeunes du centre de formation. Antero Henrique (directeur sportif), recruté l'été dernier, et Luis Fernandez (directeur du centre de formation), nommé depuis janvier, ont donc un travail monstre à réaliser pour assurer l'avenir du club.

Si les deux hommes entretiennent des dialogues continus avec les jeunes joueurs du centre et leur entourage, Henrique prépare déjà le futur et souhaite assurer les arrières du club rouge-et-bleu. Par conséquent, il propose, dès maintenant, des contrats professionnels de 3 ans à la génération 2002 comme l'explique L'Équipe. Ainsi, Adil Aouchiche, Thimothée Pembele, Nianzou Kouassi ou encore Arnaud Kalimuendo peuvent dès maintenant s'engager avec leur club formateur. Le but du PSG ? Éviter que les "titi" parisiens ne quittent le navire à la fin de leur contrat aspirant comme l'ont fait bon nombre de leurs prédécesseurs. Offrir prématurément le statut professionnel permet également de proposer des salaires beaucoup moins élevés, de l'ordre de 3000 à 5000 euros brut par mois, et de s'assurer des revenus avec de potentiels transferts. On fait également comprendre qu'une renégociation "quasi automatique" de deux ans est prévue. 

Mais ce n'est pas tout, Paris fait également du chantage à ceux qui ne veulent pas signer. Cette saison, Claudio Gomes, qui a déjà signé son contrat professionnel à Manchester City, n'est plus apparu sous les couleurs franciliennes depuis son refus de s'engager avec les pros parisiens. Dan-Axel Zagadou a subi le même sort l'an passé, lui qui voulait rejoindre Dortmund. Pas de signature = pas de match = pas d'exposition. Le PSG n'est bien évidemment pas la seule formation à utiliser cette forme de chantage. Concernant les agents, eux-aussi sont soumis à de grosses pressions. Les dirigeants du Camp des Loges font comprendre que les représentants seront plus ou moins "blacklistés" si leurs poulains ne signent pas leur premier contrat professionnel dans la capitale. Après plusieurs années de chaos, Paris est bien décidé à reprendre les choses en main.