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Jacques-Henri Eyraud persiste : l'OM songe à quitter le Vélodrome !

L'OM pourrait quitter le Vélodrome, prévient Eyraud.

L'hypothèse d'un changement de stade pour l'OM prend du corps avec la dernière déclaration de Jacques-Henri Eyraud au sujet de l'exploitation du stade Vélodrome. Le président Marseillais avoue s'être renseigné depuis plusieurs mois sur la faisabilité de construire une nouvelle enceinte dans la cité phocéenne.

Et si l'Olympique de Marseille version Frank McCourt déménageait du Vélodrome ? La menace, brandie à la fin du mois dernier par Jacques-Henri Eyraud, est aujourd'hui renforcée par le président Olympien, qui dévoile dans une interview accordée au magazine Challenges que les dirigeants Marseillais et lui-même ont "commencé à travailler sur le sujet" avec un cabinet d'architecte dès leur arrivée aux abords du boulevard Michelet, à la fin de l'été 2016.

Eyraud en est bien conscient, cette éventualité n'a rien de populaire et déplait fortement aux supporters Marseillais, logiquement attachés à leur enceinte. "Nous y sommes prêts [à déménager, ndlr] même si l'intérêt supérieur du football français et marseillais n'est pas d'en arriver là", concède-t-il. "Les Marseillais ne sont pas là pour assurer à un fonds de pension un rendement de 15% sur son investissement, et ce n'est pas mon mandat. Mon job, c'est d'investir comme un entrepreneur dans un stade qui peut être amélioré de manière importante."

Les discussions avec Arema toujours au point mort

Cette nouvelle déclaration du patron de l'exécutif marseillais va faire jaser sur la Canebière, mais doit être lue à la lumière de la situation entre le club et Arema, la société gestionnaire du Vélodrome. L'OM souhaite récupérer l'exploitation du stade mais aucun accord n'a été trouvé avec Arema, qui s'est même braqué la semaine dernière en annonçant "suspendre les discussions entamées" suite aux "prises de paroles répétées de la direction du club résident".

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce communiqué n'a pas freiné Jacques-Henri Eyraud, qui continue donc de mettre la pression. "Arema a rompu des discussions qui n’avaient plus lieu depuis deux mois", surenchérit le dirigeant. "Nous attendions leur réponse à une proposition que nous leur avions faite et nous ne l’avons pas eu donc cette annonce n’était pas une surprise. Notre position n’a pas varié, l’OM doit devenir l’opérateur du stade Vélodrome comme le sont la quasi-totalité des clubs de référence en Europe." Voilà qui ne devrait pas apaiser les tensions...