France

Le match de Blaise Matuidi à la loupe

Sur plusieurs aspects, Blaise Matuidi a apporté une énorme contribution à la victoire des Bleus hier.

Comme à son habitude, Blaise Matuidi n'a pas calculé ses efforts face à la Belgique et s'est avéré être un maillon essentiel pour l'équipe de France.

Il s'agissait du seul changement opéré par Didier Deschamps dans son onze de départ. De retour de suspension, Blaise Matuidi a retrouvé sa place sur l'aile gauche du 4-2-3-1 tricolore face à la Belgique, mardi soir. Sans être décisif, ni particulièrement en vue, le milieu de terrain Turinois a encore livré une sacrée performance, qui mérite d'être étudiée de plus près.

Sur le plan de la récupération, son point fort, Matuidi n'a pas failli. Ses statistiques (12 duels remportés sur 14, 3 interceptions et 6 tacles) le prouvent. Comme face au Pérou et l'Argentine, il est venu suppléer N'Golo Kanté et Paul Pogba dans l'entre-jeu, laissant à Griezmann le soin d'effectuer un pressing plus haut sur le côté gauche et faisant ainsi passer les Bleus dans un système en 4-3-3 en position défensive. Son intelligence tactique lui permet d'alterner facilement d'un rôle à un autre.

Une entente déjà fluide avec Lucas Hernandez

Face à l'organisation en 3-4-3 des Diables Rouges, Matuidi a aussi donné un gros coup de main à Lucas Hernandez, qui a logiquement eu beaucoup plus de mal à contenir les centres venus de son couloir durant les minutes qui ont séparé son choc avec Hazard (81ème) et son remplacement par Tolisso (86ème).

Précieuse défensivement, son entente avec le latéral de l'Atlético Madrid a également permis d'amener le danger devant les buts de Thibaut Courtois. Par deux fois (50ème et 56ème), Hernandez est parvenu à trouver dans la surface belge l'ancien Troyen, toujours juste dans ses transmissions (2 passes avant un tir). Extrêmement actif, il a également tenté deux frappes, dont une demi-volée bien claquée quoique trop axée pour ouvrir son compteur buts dans cette Coupe du Monde. Mais pour ce joueur de l'ombre, l'essentiel est ailleurs...