Football Leaks

Sergio Ramos contrôlé positif mais blanchi par l'UEFA !

Sergio Ramos, le défenseur central et capitaine du Real Madrid.

Sergio Ramos, le défenseur central du Real Madrid, aurait subi un contrôle positif à un corticoïde après la finale de la Ligue des Champions 2017 remportée par le club espagnol face à la Juventus Turin (4-1), à Cardiff. Une information dévoilée ce vendredi en début de soirée par les documents des Football Leaks. Une "erreur administrative" aurait permis au défenseur de la Casa Blanca d'être blanchi.

Les Football Leaks ont encore frappé ! Ce vendredi soir, Mediapart révèle qu’à l’issue de la finale de la Ligue des Champions 2017, le défenseur central et capitaine emblématique du Real Madrid, Sergio Ramos, aurait subi un contrôle antidopage, à la dexaméthasone, un corticoïde, juste après la rencontre brillamment remportée contre la Juventus. Ce traitement, interdit par l'Agence mondiale antidopage, a été détecté dans les urines du joueur au laboratoire de Seibersdorf, en Autriche. L'UEFA en a été avertie au début du mois de juillet 2017. Un membre de l'unité antidopage de l'instance européenne a alors contacté l'international espagnol pour demander des explications.

Dans un communiqué adressé à l'UEFA, le défenseur du Real a expliqué avoir reçu ce traitement de la part du médecin du club, Mikel Aremberri, la veille de la finale pour soigner son genou gauche et son épaule gauche. Les règlements antidopage prévoient que ce type de traitement est autorisé hors compétition mais qu'il doit être mentionné lors du contrôle antidopage. Or, le médecin du club espagnol ne mentionne que deux injections (à l'épaule et au genou) d'un autre corticoïde, le bétaméthasone. Ce même Mikel Aremberri a alors contacté l'UEFA pour plaider l'erreur administrative, expliquant qu'il a confondu dexaméthasone et bétaméthasone au moment de remplir le formulaire.

Les raisons évoquées par le médecin madrilène pour justifier cette erreur administrative : "l'excitation" et "l'euphorie" qui régnaient dans le vestiaire des Merengues. L'explication, saugrenue, a convaincu... L'enquête confiée par l'UEFA à un expert a conclu à la cohérence des explications de Mikel Aremberri. "L'erreur administrative" a donc été jugée "très probable". Le joueur espagnol, cités à plusieurs reprises par les Football Leaks dans des cas douteux de contrôles antidopage, et le médecin ont ainsi échappé à toute sanction.