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Lloris se livre avant la finale de la Ligue des Champions

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Hugo Lloris s'est livré avant la finale de la LDC.

Ce samedi, Tottenham affronte Liverpool en finale de la Ligue des Champions (21h). Moins d'un an après sa victoire en Coupe du Monde, Hugo Lloris pourrait remporter la coupe aux grandes oreilles. 

Sa vie a changé l'été dernier, lorsque sous la pluie battante de Moscou, brassard autour du bras, il soulevait le trophée après la victoire des Bleus en Coupe du Monde (4-2 contre la Croatie). Quelques mois plus tard, Hugo Lloris s'apprête à revivre un moment immense puisqu'il dispute ce samedi soir la finale de la Ligue des Champions, la première de sa carrière. "Tout le monde en parle. C'est plus qu'un match, et c'est plus qu'une opposition de deux équipes : on sent le poids d'une communauté. Tout est spécial. Une finale d'Euro, de Coupe du monde ou de Ligue des champions, cela ne ressemble à rien d'autre, et on est très peu dans l'équipe à avoir connu ce genre de rendez-vous" raconte t-il dans un entretien accordé à L'Equipe. Il poursuit :  "Liverpool a disputé la dernière finale de C1 (1-3 face au Real Madrid), mais chez nous, seuls Llorente avec la Juve (2015) et Alderweireld avec l'Atlético (2014) en ont joué une. En fait, avant une finale, le temps s'écoule différemment. C'est ce qui en fait le charme : il y a ce petit truc qu'on garde à l'intérieur de soi, pendant tous les jours qui précèdent."

Arrivé à Tottenham en 2012, le portier français n'y a gagné aucun titre. En tant que compétiteur, il avoue avoir parfois pensé à un départ pour remporter des trophées ailleurs : "Tu te poses toujours des questions. Quand tu crois que ça va arriver, finalement ça n'arrive pas, et quand tu crois que ça n'arrive pas, c'est là que ça arrive. La seule manière de rester concentré, c'est d'être fixé au quotidien sur ton travail. C'est quand tu te laisses envahir, soit par tes rêves, soit par des mauvaises ondes, que tu commences à t'éloigner de la réalité et à tout remettre en question". Néanmoins, l'ancien lyonnais ne regrette aucunement d'être resté avec le club londonien. En cas de victoire, elle n'en sera que plus belle : "Je me dis, justement, que gagner avec Tottenham sera beaucoup plus fort que de remporter avec un autre club un trophée parmi tant d'autres. Après toutes les saisons traversées, ce serait immense. Je sais d'où je viens, je sais ce qu'était le club quand je suis arrivé et ce qu'il est aujourd'hui, et je peux mesurer l'importance de cette finale. Le chemin a été long, difficile, mais vivre tout cela avec des personnes avec lesquelles tu es lié, c'est encore plus fort" a t-il affirmé.

"Une finale, c'est toujours autre chose"

Ce samedi soir, au Wanda Metropolitano (Madrid), Hugo Lloris pourra donc s'appuyer sur son expérience et son sacre au Mondial. Car comme il le reconnaît, une finale est toujours particulière et rien n'est laissé au hasard. "Parce qu'il faut gérer l'émotion, parce que rien d'autre ne compte que de gagner une finale. On nous a dit qu'on n'avait pas fait grand-chose en première mi-temps de la finale de la Coupe du monde contre la Croatie, mais on avait mieux géré les détails, et quand on dit que tout se joue sur les détails, ce n'est pas seulement une expression" a t-il raconté dans un premier temps, puis de continuer : "Quand on regarde les matches à la vidéo, ensuite, on voit un positionnement, une micro-erreur, quelque chose qui rappelle qu'un match peut basculer sur un peu de malchance, mais pas complètement par hasard. Alors, à la mi-temps de la finale, en Russie (2-1 pour les Bleus), on savait qu'il y avait des choses qu'on devait améliorer, dans le jeu, mais que, pour tout le reste, on était dans le vrai. Sans être vraiment dominants, on avait réussi à leur faire mal. Une finale, c'est toujours autre chose". Le capitaine de l'Equipe de France pourrait devenir le second gardien tricolore à soulever la Ligue des Champions après Fabien Barthez.

Finale LDC