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Brest-Rennes : les arbitres font leur mea culpa

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Clément Turpin était l'arbitre principal de la rencontre.

Les débats sur la VAR ont repris de plus belle en fin de semaine dernière, en raison notamment du couac intervenu durant le match opposant Brest à Rennes samedi soir (0-0). Pour rappel, un but a été refusé à l'attaquant Rennais Raphinha pour une poussette préalable de Siebatcheu sur Castelleto provoquant la chute du gardien Brestois Larsonneur. Après avoir validé le but, l'arbitre principal Clément Turpin est revenu sur sa décision, alors que le staff et la direction du SB29 - son coordinateur sportif Grégory Lorenzi est même descendu sur la pelouse - avaient vertement affiché leur désaccord. De quoi laisser poindre des interrogations sur l'incidence de ces remontrances sur la décision finale de Clément Turpin. Mais d'après Pascal Garibian, qui s'est entretenu à la fois avec Turpin et Karim Abeid, son assistant vidéo, le laps de temps entre la validation du but et son annulation n'est due qu'à "un dysfonctionnement dans le process de l'assistance vidéo".

"La bonne décision a été prise et en aucun cas Clément Turpin, qui est un arbitre international, n'a eu recours à l'assistance vidéo sous la pression de quiconque", assure le directeur technique de l'arbitrage dans les colonnes de L'Equipe. "L'analyse d'un but doit se faire dès la prise de balle de l'action, et, après, on déroule jusqu'à la fin. Or, Karim s'est aperçu de la faute après, en visionnant les images. Quand Clément a eu cette information, comme le veut le protocole, il est allé voir les images. Et ce n'est pas en raison d'une quelconque pression qu'il l'a fait. Chronologiquement, le travail aurait dû être inversé", détaille Garibian. "On fait notre mea culpa et on va tirer les leçons de cet épisode." Quant à la requête du Stade Rennais, qui a demandé à la LFP de ne pas homologuer le résultat, elle a très peu de chances d'aboutir.