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Les points noirs des Verts

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Kolodziejczak et l'ASSE sont en souffrance depuis l'entame de la saison.

Le nouveau faux-pas de l'AS St-Etienne sur la pelouse de La Gantoise (3-2), jeudi soir en Ligue Europa, a mis en exergue les difficultés que Ghislain Printant et ses hommes rencontrent depuis l’entame de la saison. On a tenté de les énumérer, en cinq points.

Des cadres hors du coup

Si solide la saison dernière, la colonne vertébrale Ruffier-Perrin-M’Vila flanche depuis la reprise. Le dernier rempart des Verts n’est plus une muraille et sa première performance XXL se fait encore attendre, alors qu’il a déjà encaissé 11 buts en 6 matchs. Son capitaine, qui vient de fêter ses 34 ans, se fait déborder à la moindre accélération adverse et ne dégage plus la même sérénité qu’autrefois. Quant à l’ancien Rennais, son état de forme actuel interroge. Ghislain Printant, qui continue de les titulariser, ferme-t-il les yeux sur les performances déclinantes de ses cadres ou n’a-t-il tout simplement pas les moyens de les remplacer, même provisoirement ?

Des recrues qui peinent à s’imposer

L’ASSE a été l’un des clubs français les plus actifs du dernier mercato, mais ce n’est pas pour autant une garantie de réussite sportive. Son effectif s’est légèrement étoffé en quantité, afin de doubler les postes et bien figurer sur quatre tableaux différents. Qualitativement, les apports de Denis Bouanga pour Yannis Salibur, Jean-Eudes Aholou pour Youssef Aït-Bennasser, Yohan Cabaye et Zaydou Youssouf pour Valentin Vada, Harold Moukoudi pour Neven Subotic, Miguel Trauco et Sergi Palencia pour Pierre-Yves Polomat et Ryad Boudebouz pour Rémy Cabella n’ont pas encore sauté aux yeux...

Des sautes de concentration fatales

À l’exception de la 1ère journée à Dijon le 10 août dernier (1-2), qui reste à ce jour sa dernière victoire, St-Etienne a toujours concédé l’ouverture du score. Si Hamouma et ses coéquipiers sont parvenus à revenir laborieusement face à Brest (1-1) et Toulouse (2-2), les difficultés qu’ils rencontrent pour rentrer dans leurs matchs leur ont coûté des revers à Lille (3-0), Marseille (1-0) et Gand, donc, hier soir (3-2). Le but encaissé en contre après seulement deux minutes de jeu est symptomatique d’une faille qu’une équipe aussi expérimentée ne devrait pas afficher. Et que dire du deuxième, concédé alors que les Verts pouvaient sortir le ballon hors du terrain pour permettre à Timothée Kolodziejczak de reprendre sa place ?

Des débuts timides pour Khazri

Les Verts n’ont pas toujours été flamboyants la saison dernière, mais ont longtemps pu s’appuyer sur l'attaquant tunisien pour se sortir de situations périlleuses ou glaner des résultats probants face à de grosses cylindrées (doublés contre Monaco et Marseille). Volontaire mais encore brouillon, jeudi en Belgique, il a enfin inscrit son premier but de la saison, après six matchs démarrés comme titulaire. Une inquiétude atténuée par des statistiques similaires à celles de l’année dernière à pareille époque (1 but et 1 passe après 6 matchs de L1). À l’instar des cadres cités plus haut, il retrouvera probablement son niveau dans les prochaines semaines, une fois qu’il aura digéré sa participation à la Coupe d’Afrique des Nations (élimination en demi-finale) et ses vacances estivales tronquées.

Un entraîneur qui tâtonne

À Gand, Ghislain Printant a d’abord opté pour un système en 5-3-2 destiné à consolider son milieu de terrain, autour du trio Cabaye-M’Vila-Youssouf. Il a changé à l’heure de jeu pour ajouter un attaquant supplémentaire (5-2-3), puis a tout envoyé valser en fin de match pour tenter de recoller avec un 4-2-3-1 beaucoup plus offensif. L’ex-adjoint de Jean-Louis Gasset, propulsé entraîneur numéro un suite au départ de ce dernier, a aussi expérimenté le 4-4-2 losange en début de saison, mais cherche encore la bonne formule et l’animation qui va avec. Pas sûr qu’il ait encore beaucoup de temps pour les trouver...