PSG par

Un air de déjà-vu...

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Kylian Mbappé face à Anderlecht, lors de la saison 2017-2018.

Le parcours immaculé du PSG en Ligue des Champions rappelle, en plusieurs points, son début de saison 2017-2018. Malheureusement pour les Parisiens, il s'était suivi d'une élimination précoce mais on ne peut plus logique au printemps suivant...

Il a cravaché et aurait probablement échoué sans un Keylor Navas inspiré, mais le PSG a réussi à prendre le meilleur sur Bruges (1-0), mercredi soir, enchaînant ainsi avec un quatrième succès en autant de matchs sur cette édition 2019-2020 de la Ligue des Champions. Les plus superstitieux des supporters Parisiens, qui ne se font plus de souci depuis un moment sur la qualification de leurs protégés pour les 8es de finale, auraient peut-être préféré qu'ils trébuchent face aux Belges. Un faux-pas leur aurait évité de gamberger en constatant que ce début de saison présente des similitudes assez frappantes avec celui d'il y a deux ans.

Ce bilan de quatre victoires en quatre matchs, embelli par l'invincibilité de Navas, est sensiblement le même qu'au début de l'exercice 2017-2018, que Neymar et ses coéquipiers avaient entamé avec quatre succès et aucun but encaissé. Le PSG avait surclassé le Celtic Glasgow (0-5), Anderlecht (0-4 et 5-0) et surtout le Bayern Munich, étrillé 3-0 au Parc des Princes dans un match qui l'avait propulsé au rang des grands favoris de la C1, présumé immunisé contre l'échec après la désillusion vécue quelques mois plus tôt à Barcelone, en 8es de finale. Ça ne vous rappelle rien, dans un passé plus récent ?

Tuchel dans les pas d'Emery ?

Cette impression de déjà-vu ne se limite pas à la Champions League. En Ligue 1, malgré déjà trois défaites depuis la reprise (contre Rennes, Reims et Dijon), Paris compte 7 points d'avance sur Angers, son premier poursuivant. Le championnat est déjà plié, comme il y a deux ans où Monaco et Lyon avaient rapidement été décrochés (respectivement 4 et 7 points de retard après 12 journées).

L'analogie se vérifie également au niveau de l'effectif, qui avait été chamboulé à l'époque avec les transferts pharaoniques de Neymar et Mbappé. Cet été, le recrutement parisien fut résolument plus discret, mais tout aussi efficient. Sur le banc, Tuchel vit sa deuxième saison à la tête du Paris SG, avec la ferme intention de faire oublier une première année plombée par l'élimination face à Manchester Utd. Comme Emery en 2017-2018, avec des joueurs encore traumatisés par la remontada catalane. Le Basque n'y était pas parvenu, échouant encore au stade des 8es de finale avec une défaite logique face au Real qui allait engendrer la fin d'un cycle. Espérons pour le PSG qu'il ne se répète pas.