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Les esprits s'échauffent chez les présidents de Ligue 1 !

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Jean-Michel Aulas et Nasser al-Khelaïfi se sont mis certains de leurs homologues à dos.

Alors qu'ils semblaient tous sur la même longueur d'onde il y a quelques jours, les patrons des clubs de L1 sont désormais proches de la désunion, certains d'entre-eux ayant décidé de se rassembler en comité restreint pour débattre plus efficacement.

L'apparente unité du football français face à la crise du coronavirus n'aura pas duré bien longtemps. Alors que tout le monde, de la Ligue à la Fédération en passant par les syndicats de joueurs et de clubs, prône pour terminer cette saison 2019-2020 coûte que coûte - c'est toujours le cas -, des tensions sont nées ce week-end d'une réunion organisée en catimini. D'après L'Equipe, un comité rassemblant les présidents du PSG (Nasser al-Khelaïfi), de l'OM (Jacques-Henri Eyraud) de l'OL (Jean-Michel Aulas), de la FFF (Noël Le Graët) et des syndicats des clubs (Bernard Caïazzo pour Première Ligue, Claude Michy pour l'UCPF) s'est réuni vendredi pour trouver des réponses aux problématiques liées à la suspension des championnats professionnels, qui dure depuis le 13 mars et pour une durée encore indéterminée.

Avec l'accord de Didier Quillot, directeur général de la LFP, les six dirigeants souhaitaient ainsi débattre de manière plus fluide et organisée que lorsque tous les présidents de clubs (L1 et L2 confondues) sont conviés, afin de trouver des solutions concrètes et rapides, que ce soit sur des questions économiques, logistiques et administratives, avant de les proposer chaque vendredi lors de la conférence téléphonique réunissant cette fois tous les présidents de clubs professionnels. Mais l'idée n'a évidemment pas plu à tout le monde.

Les clubs exclus craignent de se faire léser sur les droits TV

Chez les exclus, Rennes, Monaco et Montpellier auraient très mal pris cette réunion en aparté, dont Nathalie Boy de la Tour (présidente de la LFP) s'est d'ailleurs désolidarisée, et qu'ils considèreraient comme une "tentative de putsch". Leurs craintes se concentreraient particulièrement sur la répartition des droits TV de cette fin de saison, alors que les diffuseurs (BeIN Sports et Canal Plus) ont encore 300 M€ à verser en deux fois (le 5 avril et le 5 juin). Les présidents des plus gros clubs français (Bernard Caïazzo est également président du conseil de surveillance de l'AS St-Etienne) ont-ils rassemblé ce comité restreint pour se partager les plus grosses parts du gâteau ? Ils devront en tout cas s'en défendre auprès de leurs homologues, au risque de déclencher une querelle dont le football français, vu les circonstances, n'a pas besoin.

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