L1/L2

Didier Quillot se satisfait des décisions de la LFP et du Conseil d'Etat

par
Didier Quillot, le directeur général exécutif de la LFP.

Directeur général exécutif de la LFP, Didier Quillot est revenu sur la décision du Conseil d'Etat de valider l'arrêt de la saison de Ligue 1 et Ligue 2.

Plus tôt ce mardi après-midi, la Ligue de Football Professionnel a réagi à la décision du Conseil d'Etat de valider l'arrêt des championnats par l'intermédiaire d'un communiqué. Dans un entretien accordé à L'Equipe, Didier Quillot est revenu personnellement sur ce choix. "Nous sommes satisfaits que la plus haute autorité administrative du pays ait donné raison à la Ligue. Le Conseil d'État a validé la décision d'arrêt des Championnats prise par le conseil d'administration du 30 avril ainsi que les modalités de classement de la L1. [...] La décision du 30 avril était non seulement la bonne compte tenu de la doctrine sanitaire de l'État français mais surtout c'était la seule possible" a-t-il débuté.

Pour le directeur général exécutif de la Ligue, il s'agit "(d')une victoire de l'intérêt général contre les intérêts particuliers". Ce dernier est également revenu sur les cas d'Amiens et Toulouse dont les relégations ont été gelées en attendant un contre-examen de la part de la Ligue et de la FFF. "Le Conseil d'État a considéré que nous avions décidé de reléguer Amiens et Toulouse sur la base d'une convention qui prend fin au 30 juin. Dans celle-ci, la L1 se joue entre 18 et 20 clubs. La nouvelle convention n'avait pas encore été adoptée par l'assemblée fédérale. Le Conseil d'État nous demande de réexaminer la question du format de la L1 et d'ici là suspend la décision. Je pense que si la pandémie avait eu lieu en 2019 et que l'on s'était retrouvée dans la même situation, le Conseil d'État n'aurait pas jugé de la même manière, car la convention courait encore un an" a-t-il expliqué.

Didier Quillot défend le bilan de la LFP

Lorsqu'il évoque "une victoire de l'intérêt général contre les intérêts particuliers", il est difficile de ne pas voir dans ces propos une référence à la lutte personnelle menée par l'OL et son président. "Jean-Michel Aulas a défendu son club et on peut le comprendre. Je ne pense pas qu'il était nécessaire de critiquer et vilipender la Ligue comme cela a été fait car celle-ci exécute simplement les décisions prises par son CA. Je souhaite maintenant bonne chance à l'OL pour la Ligue des champions, pour que nous ayons deux clubs avec le PSG en quart de finale" a déclaré Didier Quillot avant de défendre le bilan de la LFP pendant cette crise. "Pendant cette période, elle a produit un scénario et un calendrier de reprise, mis sur pied un protocole sanitaire avec les médecins et obtenu un prêt garanti par l'État de 225 M€ qui va permettre aux clubs de sécuriser leur trésorerie et leur compte de résultat au 30 juin. Pour rappel, la LFP a aussi préparé l'avenir en faisant croître de 60 % les droits télé entre 2016-2020 et 2020-2024. Notre seul objectif pendant cette période a été de travailler sans cesse pour l'intérêt général et les clubs."